lundi 6 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jours 7, 8 et 9

Petit rappel Anaïs écrit en rose et Matthieu en bleu (non pas de cliché)
Jour 7 : Kamakura

Réveil à 8h ce jour là car nous comptons bien profiter de cette journée de visite et de découverte à Kamakura, une ville chargée en patrimoine historique. En effet en 1192, Minamoto no Yoritomo y installe le siège du premier gouvernement féodal du Japon. Kamakura devient avec le temps le centre du zen. De nombreux temples y sont édifiés ainsi que quelques sanctuaires.
Le premier temple qui nous visitons est le Engaku-ji, un magnifique site tout à flan de colline inspirant de nombreux dessinateurs. Un peu de plat, beaucoup de pentes, un endroit plein de secrets, on explore, on adore.
La végétation y est luxuriante, nous respirons. Nous découvrons le cimetière bouddhiste à l'atmosphère douce chargée d'encens, de fleurs et de prières.
Matthieu en profite pour poser un bon Bouddha dans des toilettes high-tech qui lui attaquent la fleur (c'est ça d’appuyer sur tous les boutons quand on ne connait pas le bon kanji (止).

Nous passons ensuite au Shokozan-Tokeiji, initialement connu pour être le temple du divorce. Une terre d'asile pour les femmes maltraitées par leurs époux qui sera recyclé en jardin floral.
Un endroit calme ponctué d'arbres immenses, une nature luxuriante, qui doit-être sublimée au printemps pour ses floraisons d'arbres fruitiers.

En flânant sous la flotte (car oui maintenant il pleut comme vache qui pisse) nous nous rendons au Zeniarai Benten, un sanctuaire shinto par lequel nous entrons par un tunnel rocheux, débouchant sur une multitude de torii, le décor est planté, cet endroit est fabuleux.
Nous découvrons ici une grotte bien spéciale où les gens effectuent un rituel pour le moins déroutant qui constitue à laver son argent avec de l'eau du temple. En prime, une belle frayeur dans les chiottes où j'ai du faire amie-amie avec une charmante araignée.

Nous arrivons enfin au Daibutsu. Lieu impressionnant, incontournable. Victime de son succès et ayant 
compris son potentiel touristique, ils font raquer l'entrée 200 yens par personne. On reste quoi devant cette représentation en bronze d'Amithaba méditant pour l’éternité. Pour info, il mesure 11,4 mètres et pèse plus de122 tonnes !
Un gout un peu amer dû au coté attraction touristique nous reste en travers de la gorge, tout le monde y va de sa petite pose photo, cours à la boutique de souvenirs... Et l'authenticité dans tout ça ? Un fond de commerce de plus...

Intrigués nous décidons d'aller voir la plage de Kamakura (proche de la gare Hase), avec l'envie de faire goûter à nos pieds fatigués l'océan Pacifique. Mais il s'avère, comme l'énonce le célèbre dicton, qu'elle est belle de loin mais loin d'être belle. Nous découvrons une plage de sable gris toute crado avec pleins de jeunes bourrés, canettes de bières laissées à l'abandon et plateformes de marques diverses diffusant de la musique de kéké à fond les ballons. En résumé, Kamakura vaut largement pour la plénitude de ses temples mais pas pour la beauté de sa plage!


Jour 8 : Repos à Yokohama

Aujourd'hui c'était dimanche comme chaque dimanche et nous avions envie (besoin) de prendre un peu de repos à notre camp de base, c'est à dire la superficielle mais non moins chaleureuse ville de Yokohama. Partis à l'improviste, nous avons tout de même fait quelques découvertes qui valaient le détour. En rentrant dans n'importe quel bâtiment (notre grand plaisir au Japon), on s'est retrouvé en plein tournoi de fléchettes, un truc du genre bien officiel avec des équipes et tout. Et puis, au beau milieu de la halle, on a pu voir un petit concert de jazz avec solo de flute traversière du plus bel effet! Un superbe jazz band composé de 4 supers nana, un souvenir tout particulier du jeu de basse.
Dans l'après-midi, Anaïs m'a gratifié d'une expédition au Pokemon Center de Yokohama, que du poké-bonheur. En point d'orgue de cette journée dont j'aurai pu ne rien avoir à raconter, nous avons été mangé de l'anguille dans un family restaurant. Pas dégueu du tout M'sieurs Dames! Nous avons mangé à Sukiya et je déconseille fortement leur gyu-don...

Jour 9 : expédition au lac Kawaguchi

Gros challenge ce matin car il s'agissait de se lever à 6h. Pourquoi cette folie? Pour rencontrer le grand Fujisan, cette montagne haute de 3776m tant vénérée par nos amis nippons. Nous avons choisi de partir au lac Kawaguchi pour espérer l'admirer sous son plus bel apparat. Hélas, je ne fais pas durer le suspens plus longtemps, cette journée fut une déception, et ceci à plusieurs titres. Et d'un, on n'a RIEN vu du Fuji. Journée complètement dans les nuages, de lourdes averses loin d'être éparses et des températures plus basses (ah mais ça c'est une bonne nouvelle!!). En début de soirée, sa majesté le grand volcan a daigné se découvrir un poil, laissant apparaitre ses courbes avantageuses, mais rien de plus!
De deux, le lac Kawaguchi n'est pas aussi magique que les bouquins peuvent le laisser croire. Le lac en lui-même n'y est pour rien, c'est ce qui est autour qui noirci quelque peu le tableau. Les villages sont assez moches (heureusement qu'il y a quelques temples pour donner un peu d'authenticité), les ports et ce qui peut ressembler de très loin à des "plages" sont comme laissé à l'abandon, les gens ne nous ont pas paru particulièrement sympathiques et (je ne pensais pas l'écrire une seule fois dans ce blog) le site est complètement mort! Très peu d'animations et une poignée de pêcheurs du lundi, en gros rien. Pour finir, les abords du lac sont parsemés de déchets en tous genres : bouteilles, plastiques etc. Le premier qui lit ce billet (d'abord merci) et qui me soutient que les japonais sont plus écolo que nous, je lui envois un tsunami sur le bout de son nez. Sans rire, j'ai pas mal déchanté. Je m'attendais aussi à une nature préservée et pas a un paysage souillé par l'homme, laissé à l'abandon...

-Photos à venir-

Demain Jour 10, nous quittons Yokohama pour Hakone, plus à l'ouest mais toujours dans la préfecture de Kanagawa. Nous séjournerons au bord du lac Ashi (enfin du camping!!!!). Pour le blog on verra selon la disponibilité d'internet.


samedi 4 août 2012

Bonus : La bouffe !

Japon, pays le plus cher du monde ? Mmh pas toujours !
Depuis le début de notre périple nous ne mangeons que dans des petits établissements proposant des assortiments typiquement japonais et carrément pas cher. Autrement dit on s’explose gaiement la pense sans jamais dépenser plus de 800 yens et ca avec un plateau délicieux généralement composé du 'plat principal', d'un bol de nouilles/de soupe et d'une sorte de salade. Mais les choses restes variable car on peut choisir la taille de nos mets et le prix suit en fonction... Elle est pas belle la vie ?

Autre chose assez surprenante : bien souvent on ne commande pas au serveur mais à une machine automatique. Insérez la monnaie, choisissez entre ce qui s'est illuminé en rouge, donnez le ticket au serveur et c'est pret ! Et oui c'est ça le fast food façon japon et çà a une autre gueule que chez nous c'est moi qui vous l'dit !

Bol de soba chaud


Katsudon
 Bol de riz avec du porc pané avec un oeuf cassé dessus

Ramen 
Un bon boe de nouilles avec des feuilles de nori, du porc, du negi, un œuf mollé (parfois cuit dans de la sauce soja, lui donnant une saveur toute particulière)


God saves Japan and Japan saves the food !

vendredi 3 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jours 5 et 6

Jour 5 : Odaiba

Il est 20h30 à Yokohama. Nous sommes rentrés très tôt pour une fois et peut-être va-t-on arriver à se coucher à une heure raisonnable (pour moi ça veut dire avant 2h du matin, histoire de ne pas se lever à 12h et de louper la moité de la journée).
Si vous avez suivi, on en est au 6e jour au Japon, hier dernier jour à Tokyo, gigalopole de 35 millions d'habitants (hum hum, pardon ça me fait toujours tousser), aujourd'hui premier jour à Yokohama, petite bourgade de 3,5 millions d'habitants. En gros, il faut 40 min en train pour aller d'une ville à l'autre. 
Nous avons donc fini notre séjour à Tokyo par la visite d'Odaiba, le fameux quartier artificiel construit sur l'eau. Imaginez un instant un site totalement dédié aux loisirs et la consommation, avec des buildings ultra-modernes et ceci sur des terres gagnées sur la mer... Oui, une japonaiserie de plus : quand on n'a plus assez de place sur la terre ferme, autant agrandir sur l'océan, à la limite avec le Pacifique y'a encore de la marge...
Bref, moi je ne suis pas fan, il faut avouer que c'est bien fichu et qu'il y a tout pour amuser la galerie : palais de la découverte (très intéressant, mais on s'attendait à un truc plus ludique, plus rigolo, plus con, plus japon), berges bien aménagées avec copie de la Statue de la Liberté (ben oui pourquoi pas!), train automatique futuriste avec vu imprenable sur Tokyo en passant par le Rainbow Bridge (qui est tout blanc, je vous dis qu'ils prennent du LSD ces bridés). En somme, je ne dis pas qu'on a passé une sale journée, non non. Simplement, même si c'est d'une architecture hallucinante, c'est trop bling-bling pour moi. Et je vous ai pas parlé du centre commerciale façon réplique fidèle d'un quartier vénitien avec plafond façon ciel qui reprend le cycle jour-nuit du ciel extérieur... génial non? ou pas.
 
 
 
 

Jour 6 : Yokohama

Aujourd'hui, on a changé quand même un peu de cadre. Comme dit en introduction, nous sommes passés de 35 à 3,5 millions d'habitants, ce n'est pas un détail. Vu que les gens d'ici, aussi gentils soient-ils, peuvent s'entasser dans des appartements minuscules (on dort dans un 5m² en auberge de jeunesse et c'est une taille normale ici), eh ben une ville de 3,5 millions d'habitants c'est une petite ville. Sans déconner, c'est pas très étendu, on pourrait la parcourir à pied (on en a d'ailleurs fait un bon bout aujourd'hui).
En fait, la vie n'est pas désagréable ici-bas. Yokohama étant une ville portuaire, on retrouve un léger souffle de fraicheur venant de l'océan pacifique. De plus, l'espace est un peu mieux géré qu'à Tokyo (il y en a plus tout simplement). On est un peu moins les uns sur les autres. Arrivés en milieu de journée, nous nous sommes baladés sur le port et avons flâné dans les rues de Chinatown (le plus gros quartier chinois du Japon! impressionnant!). En résumé, petit bourg pas mal, où on ne va pas rester 107 ans mais c'est un bon camp de base. Demain, direction Kamakura pour la journée, et là par contre ça va envoyer du steak de thon rouge, oh oui!
 
 
 

mercredi 1 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jour 4

Jour 4 : Palais Impérial - Marunouchi

En cet avant-dernier jour à Tokyo, nous avons opté pour un programme un peu plus light. Le Palais Impérial et son jardin non moins impérial s'est offert à nous sous un ciel plus nuageux mais toujours aussi humide. Pour rappel, l'air est à 80% d'humidité. Ce n'est pas insupportable mais il faut apprendre à vivre dans une atmosphère moite. Dès que l'on sort, on a l'impression de transpirer. J'ai envie des fois de me plaindre, puis non, puis si, puis non, puis si... bref je suis au Japon, on vit dans le moite et c'est tout.
Revenons-en à nos jardins. Le Palais Impérial se trouve au centre de Tokyo, il est interdit au public, à part le 23 décembre et le 1er janvier. Par contre, le parc botanique attenant se visite et vaut le détour. Coupe millimétrée des plantes et géométrie parfaite des espaces verts : une rigueur toute japonaise.
Un peu plus tard dans l'après-midi, nous nous sommes dirigés plus à l'est dans le quartier de Marunouchi ressemblant à La Défense à Paris. Contrairement à la veille, ce ne sont pas des ados arc-en-ciel que l'on croise, mais ces fameux salary men, copies-conformes les uns des autres. En slalomant entre ces chemises blanches tout en s'efforçant de ne pas buter contre un attaché-case, on se plait à découvrir la gare centrale de Tokyo, édifice construit en 1914 avec la gare d'Amsterdam comme modèle. Pour info, elle fut totalement détruite lors des bombardements de 1945 mais fut totalement reconstruite et agrandi en 1960. Buildings façon Star Trek et gare façon Germinale : encore un contraste nippon ni mauvais.

Pour finir ce 1er août en beauté, Anaïs avait un plan excellent : aller voir un Hanabi Taikai (feu d'artifice en japonais). Il y en a un peu partout au Japon, il s'agit de faire de bonnes recherches pour trouver le lieu et l'endroit. Nous sommes ainsi partis à l'est de Tokyo dans un endroit sans attrait touristique particulier. En descendant à la station de métro, on a eu moins peur de s'être trompé car des centaines de tokyoïtes avaient eu la même idée que nous. Évidemment, qui dit rassemblement populaire (une toute petite fête de quartier en somme) dit quelques japonais au rendez-vous. Nous nous sommes donc retrouvé sous la pleine lune, au beau milieu d'une énorme marée humaine, une paille pour une ville de 30 millions d'habitants, pour assister au plus gros feu d'artifice de notre vie (sans blaguer). Pendant 1h, des artifices de toutes les couleurs et toutes le formes ont illuminés le ciel et le cœur des gens, dans un fracas assez démentiel. Je n'imagine pas le nouvel an à Tokyo, peut-être prennent-ils tous du LSD avant d'aller au feu d'artifice je ne sais pas. En tout cas, je suis resté éblouit par tant de lumières dans une ambiance joviale et mystérieuse.