mercredi 22 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jour 25

Jour 25 : Takayama, doucement... sans tracas

En fin de mâtiné nous partons tranquillement pour le parc Ni no Maru qui nous offre un beau panorama de la ville ainsi que quelques bonjours des sympathiques autochtones du coin.
C'est ainsi que continuons notre chemin dans le magnifique parc Shiroyama. Une fois arrivé en haut (car oui ça grimpe pas mal, mais on aime ça!), nous dégotons LE spot de camping sauvage parfait pour demain soir.

En redescendant tranquillement en ville nous passons par le musée d'histoire et d'art de Takayama qui offre de jolis jardins et de magnifiques collections de poteries/objets d'époques/matériels de calligraphie/etc...
et tout cela gratuitement !
Quand on vous dit que cette ville est bien, qu'on s'y sent comme accueilli et pas comme de bêtes pigeons/vaches à lait !!!!
Nous nous payons ensuite le luxe de grignoter notre pitance au bord de la Miyagawa, des quais magnifiques pleins d'herbe tendre, de belles pierres, arbre et autres bancs (plutôt rares au Japon ! -enfin pour la mince partie que nous en avons vue-) n'oublions pas les belles carpes koï, canards dodus et autres volatiles...

Après avoir tourné dans les environs, nous finissons par traverser le pont Miyamae pour passer sous  le grand Tori beige et doré (le plus beau que j'ai pu voir jusqu’à présent dont vous pouvez trouver une photo dans le post précédent) et arrivons au sanctuaire shinto Sakurayama Hachimangu. Musique traditionnelle en direct, prêtresses, authenticité garantie.
Nous nous reposons alors dans une aire de repos a l'architecture traditionnelle mais possédant cependant des chiottes du futur !

Et c'est ainsi que nous revenons tranquillement par les rues traditionnelles où nous nous autorisons à flâner et à profiter du temps qui passe.

En résumé pour aujourd'hui : une fatigue tranquille, nous ne nous pressons pas et ce n'est pas plus mal. Takayama nous plait de plus en plus, pour le moment elle demeure officiellement comme étant notre plus gros coup de cœur urbain du voyage. Ville moyenne, paisible et assez traditionnelle, bordée de nature et pleine de patrimoine accessible.

Demain déjà, dernière journée à Takayama, nous partons vendredi matin pour Hakuba au beau milieu des alpes japonaises chez l'habitant (une charmante dame nommée Noriko se propose de nous héberger pour 2 nuits !) 

mardi 21 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jours 22, 23, 24

En direct de la charmante bourgade de Takayama (si vous prenez une carte c'est à peu près au centre du Japon, dans les montagnes)! Les derniers jours ont été riches, pas en temples et en sites touristiques pour une fois, mais en paysages et en rebondissements. Voici le détails de ce derniers jours sous le signe de la nature et du camping.

Jour 22 : Takashima ou vamos a la playa

C'était dimanche et comme prévu nous avons quitté Kyoto. Après 9 jours, nous commencions à avoir nos petites habitudes et il était vraiment temps pour nous de sortir de la ville. Direction le lac Biwa, plus grand lac du Japon (en voyant sur une carte c'est vrai qu'il est très énorme!) pour camper au bord de l'eau. Après 1h30 de train et 1h de marche, nous avons trouvé un camping à Takashima, sous les pins et au bord de l'eau. Franchement pas mal du tout. J'ai même osé appeler ça le "Maubuisson japonais", la famille comprendra en regardant les photos. Problème : c'est assez cher (3100 Yens la nuit pour un emplacement et rien d'autre, douches payantes...) et loin de toute commodité. Après un petit bain dans une eau chaude pire que la Méditerranée, nous sommes partis à la recherche de vivre avec nos petits pieds. Après 3h de vadrouille, nous avons retrouvé notre tente favorite avec de quoi manger. Le soir, à part des feus d'artifices partout un peu relou et un groupe de gars un peu bruyant, c'était bien sympa et frais avec un vent qui a tellement soufflé qu'on en a eu des vagues!

 


Jour 23 : Nagahara les beaux dégâts

C'est la journée chaos. Vous prenez deux compagnons bien chargés (nous) avec une liste de campings et un un JR Pass, des campings (pas beaucoup) éloignés des gares, dans de petits villages paumés, chers et pas accueillant pour un sou, vous secouez et vous obtenez une journée de merde. Vous avez compris. En résumé, on est parti à 9h, on a pris le train, marché, revenu, attendu le train (parce qu'il y en a 1 par heure, ben oui on est à la campagne!), repris le train, re-marché, retrouvé un camping, posé la tente, reparti, remarché, re-attendu, repris le train, acheté à manger (car rien du tout sur place), re-reparti, re-re-attendu le train, re-repris le train, re-remarché et enfin récompense, il était 18h, on a pu savourer notre premier repas de la journée dans un endroit magnifique. Voilà!


Jour 24 : Takayama

Le camping c'est bien chouette mais au Japon, ça peut être bien la galère. En témoignent les 2 jours que nous venons de passer. D'ailleurs, petite aparté, on n'a pas tout à fait la même culture du camping au Japon, tout du moins là où on a été. Ici, on campe à la journée, voire à l'après-midi en famille autour d'un barbecue et on repli le soir. Rares sont les familles qui restent une nuit. Ainsi, il y a deux tarifs : celui de journée et celui de nuit. Et CA, ben on n'avait pas forcément COMPRIS! Cela explique le fait que l'on soit resté désappointé devant les tarifs! Bref, je ne vais pas épiloguer là dessus, on cherchera quand même à faire du camping par la suite.
Ce matin, on a continué le trip en direction de Takayama. Levé à 7h, le temps de faire un petit-déj idyllique en bord de lac agrémenté d'un petit plouf, on a pris le train. Au menu, pas moins de 4 correspondances pour atteindre notre but. Nous aurions du arriver à 15h, hélas problème technique sur les voies (ça n'arrive pas que chez nous), du coup nous avons dû prendre un tout petit tortillard qui est arrivé à 17h. Cependant, le trajet était de toute beauté serpentant dans les montagnes et longeant de jolies rivières de montagnes. On a pu trouver une auberge de jeunesse, car pas de camping dans le coin. Après une petite balade en début de soirée, Takayama nous plait déjà énormément et nous laisse une première impression excellente. Perso, c'est la première fois que j'ai une aussi bonne première impression ici. Une petite ville de basse montagne, tranquille et agréable, où les commerces ferment le soir à 19h (oui ça existe!!!!!! tout ne reste pas ouvert et allumé H-24!! enfin on a trouvé ça!) et où il fait bon! Bref, ça a l'air bien sympa, on a prévu de rester 2 jours mais va-t-on craquer et se poser un jour plus (d'autant plus que l'auberge est top!)? Pour info, aucune des photos n'est modifié, la couleur du soir était simplement dingue tout à l'heure! A suivre...


samedi 18 août 2012

Japon Le Riz-Tour Jour 21

Jour 21 : Nara, enfin!

Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons enfin pu nous rendre à Nara. "Vous n'avez pas été au Japon si vous n'avez pas été à Nara", nous disait sans demi-mesure le Routard! C'est sous une chaleur de plomb, encore plus que d'habitude c'est dire, que nous sommes partis. Après une petite heure de train, mais elle nous a paru interminable avec la climatisation, nous étions à Nara. 
A propos de climatisation, j'ai vraiment l'impression de revenir 3 ans en arrière quand je pestais vis-à-vis des américains. Rentrer dans un commerce ou un transport en commun (n'importe lequel! même les bus!) est un choc thermique je ne plaisante pas. Qui plus est, dans les rues les clim' tournent et envoient une chaleur dévastatrice, on doit avoisiner les 40-45 degrés, alors qu'à l'intérieur il fait entre 15 et 20°C. Il y fait littéralement froid, c'est désagréable et je ne parle pas des besoins colossaux en énergie... Tout ceci fera l'objet d'un billet.
Revenons à Nara. La ville est désuète, le parc est jolie, paye pour ces temples et ces 1200 daims apprivoisés en quasi-liberté.
A noter aujourd'hui : les daims très opportunistes (Anaïs s'est fait attaqué par l'un deux, quelle idée de garder de succulents onigiri dans un malheureux sac plastique!), le jardin Yoshikien beau et gratuit pour les étrangers (et oui c'est fou n'est-ce pas!) et le retour en train. Pourquoi le retour en train?
Parce que la Japan Rail, la SNCF japonaise est extrêmement bien organisée, peut-être même à outrance. Des tonnes d'annonces dans les gares et les trains, des indications à la pelle pour savoir exactement quel train prendre, à quelle heure, sur quel quai, de quel côté le train s'arrête, le tout assaisonné de formules de politesse dans le plus pur style nippon, bref c'est du luxe comparé à ce que l'on connait. Un autre exemple cet après-midi. Des pluies et des orages ont une nouvelle fois touché le japon et certaines lignes sont perturbées. Du coup, arrivés à la gare de Nara nous n'étions au courant de rien et une hôtesse de la JR m'a accosté en anglais pour m'expliquer les perturbations, me donner deux tickets (un pour le bus et un pour une ligne de train privé) et m'expliquer comment revenir à Kyoto. Et c'était le cas pour tout le monde! Donc on a pu revenir relativement rapidement et sans payer les lignes privées et le bus... que dire après ça? Merci la Japan Rail!
Demain, départ pour le Lac Biwa, nous quittons définitivement Kyoto, tout du moins on l'espère. Les orages et les fortes pluies reviennent, rien à voir avec la Chine et les Philippines il est vrai, et cela perturbe le trafic ferroviaire. Comme pour Hakone, nous essaierons de mettre à jour le récit de nos péripéties en fonction des hotspot wi-fi!

 

Japon Le Riz-Tour Jour 20

Jour 20 : Hiroshima en mode "on se dépêche!"

Ce 17 août restera un jour particulier parmi ces 5 semaines de découverte. En effet, on peut appeler ça un jour "rush" ou "tourisme pop-corn". Ces expressions trahissent le fait que l'on a fait dans le tourisme rapide. Pourtant, le but de la journée (visiter la tristement célèbre ville d'Hiroshima) présageait d'une "belle" et longue balade (belle... le terme n'est sans doute pas des plus appropriés pour parler du mémorial du 06 août 1945...).
Donc, pourquoi la journée s'est-elle transformée en visite éclaire?

Premièrement avouons notre faiblesse, nous sommes un peu entamés et le réveil à 8h du matin fait de plus en plus mal, surtout quand il sonne à 7h30 pour partir encore plus tôt. Oui, nous mettons un réveil pour profiter du plus de temps possible et pour se délecter du petit-déj gratos à volonté que nous propose notre auberge de jeunesse tous les jours! D'ailleurs, mesdames et messieurs les routards, on ne peut que vous conseiller cette auberge, la "Kyotoko Cheapest Inn", si vous séjournez à Kyoto. Je ne m'étends pas plus sur ce sujet, il fera sûrement l'objet d'un billet dédié, sous la plume de ma chère compagne à la ville comme dans les rizières.
Deuxièmement, on s'y est un peu mal pris avec le train, une fois n'est pas coutume. Le Shinkansen est absolument excellent mais il faut plus de 3 heures pour parcourir Kyoto - Hiroshima sans prendre de Mizuho ou de Nozomi (les "bullet train" comme ils les appellent ici, interdits avec les JR pass... nous n'avons le droit qu'aux "Superexpress", excusez du peu!).
Au menu donc, le "Superexpress Railstar" de la JR West!... C'est bien beau mais pour le coup c'est plutôt un "Superexpress Railtortistar", car il peut aller vite, s'il s'arrête toutes les 10 min...
Au final, nous sommes arrivés péniblement à 13h30 (réveillé à 7h30 quand même!). Le temps d'aller chercher le ferry pour Miyajima (la fameuse île avec le gros Torii qui est sensé être les petits pieds dans l'eau, Bruno, Valentine, Lucas et Margot, vous pourrez comparer avec votre carte postale!) et d'aller contempler le A-Bomb Dome, il était déjà 18h30 et il fallait re-sauter dans un nouveau train pour rallier nos pénates.

Moralité : Miyajima, c'est pas mal, nous on avait les pieds dans l'eau Pacifique mais pas le Torii... et Hiroshima, ben on a vu le dôme, c'est triste et ça contraste méchamment avec le reste de la ville, hyper-urbanisé. Mais vous me direz, heureusement qu'Hiroshima s'est reconstruit après 70 ans...