dimanche 15 novembre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 6: un homme qui voulait rêver

Je souhaite la bienvenue à ce sixième chapitre qui a bien voulu germer gentiment dans mon cerveau. Qui dit sixième chapitre, dit qu'il y en a cinq autres, eh oui tu es d'une logique implacable jeune Martin lecteur King.
Pour les gens qui n'ont rien d'autre à faire de mieux: chap.1, chap.2, chap.3, chap.4, chap.5.
Pour les autres, vous pouvez lire le carnet de bord du trip aux USA, en commençant par le début! (c'est mieux!).

« I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream today! ».
(Martin Luther King Jr)


Nous voulions faire une halte à Atlanta, ville très importante pour toute la communauté noire car c’est ici qu’est né Martin Luther King Jr, le 15 janvier 1929. En somme, force est de constater que l’on connaît assez peu cet homme en France, pourtant prix Nobel de la paix en 1964 et surtout grand défenseur des droits des noirs américains. Atlanta est une ville peu attirante et assez malfamée, donc notre visite a été assez tronquée. Il en restera la découverte du mémorial d’un homme, pasteur baptiste, qui a lutté toute sa vie contre les discriminations et la pauvreté, et qui fût assassiné un soir d’avril 1968 par un ségrégationniste blanc. Visite guidée d’un site historique remarquable, où règne une atmosphère particulière.

En plein cœur des quartiers populaires d’Atlanta se trouve donc le site en la mémoire de Martin Luther King Jr. C’est déjà un signe assez fort : le « King Center » a été édifié dans le quartier natal de Luther King, « Auburn », au milieu de modestes mais jolies maisons de bois. Cet endroit a vécu ses belles années entre 1890 et 1960, il est aujourd’hui entièrement réhabilité et les anciennes habitations sont relouées. Homme du peuple, Martin Luther King Jr. repose donc en paix avec le peuple.


Passé l’entrée, gratuite, des documentaires audio, vidéo, des posters et autres affiches sont proposés aux visiteurs, afin de mieux cerner le personnage et soulever l’importance de son action. Une photo présentée a même été prise la veille de son assassinat, le 4 avril 1968, au Lorraine motel à Memphis. Sans jamais tomber dans le tragique, tous les documents sont vraiment intéressants et précis. Une certaine cohérence en ressort et on voit bien que ce mémorial a été fait de façon sincère. Au vu de l’affluence, pourtant en pleine semaine, on se rend compte que c’est un lieu de pèlerinage, pour quiconque voulant faire son devoir de mémoire ou apprendre aux plus jeunes qui était ce grand combattant pour l’égalité des hommes. Justement, on rencontre beaucoup de familles avec des enfants en bas âge.

Après un détour pour voir le tombeau de Martin Luther King Jr., où 3 millions de personnes viennent se recueillir chaque année, nous avons suivi les indications pour trouver sa maison de naissance. « Circulez, il n’y a rien à voir », pourrait-on penser en arrivant devant cette fameuse maison de style victorien. En effet, elle n’a rien de particulier et se fond tout à fait dans le décor de ce quartier d’Atlanta. Mais justement, c’est cela qui est intéressant et que l’on a apparemment voulu mettre en valeur ! Martin Luther King faisait parti du commun des mortels et est toujours resté proche du peuple. L’extérieur de la maison est totalement libre d’accès tandis que l’intérieur peut-être visité, mais ceci est payant et accompagné par un guide. On me rétorquera que « visiter » le jardin d’une maison n’est pas passionnant. A dire vrai, c’est plutôt un lieu de recueillement (d’ailleurs, notez sur la photo ci-dessous, le nombre de personnes autour de la maison !) et après s’être immergé dans son histoire, voir où il a débuté sa vie (ses 12 premières années) et dans quel milieu, est absolument digne d’intérêt !

En résumé, ce fût un moment fort, passionnant et essentiel!

mardi 10 novembre 2009

Cover de Piou-piou (1) - "Nichts in der Welt", Die Ärzte

Première cover d'un groupe allemand ultra-connu partout... en Allemagne, j'ai nommé "Die Ärzte". Comprenez "Les Docteurs" pour les non-germanistes.
Encore une fois, le son est pris avec mon appareil photo d'où sa pauvreté. En plus, j'ai deux mains gauches, décidément la toile n'est pas gâtée avec une telle vidéo...
Si canard il y a, je ne manquerai pas de le faire remarquer en bonne et due forme... Mais tout ça, je vous laisse le voir par vous-mêmes!
Enjoy!

dimanche 8 novembre 2009

Piou-piou met l'cover

Voici un petit trailer de... oh mais c'est moi!
J'avais envie de commencer à faire des covers (ou reprises en français) pour m'amuser et surtout pas pour copier Edward Norton (d'ailleurs moi je mets pas de moumoute!).

Trève de private jock (ou blague privée en français) je vais donc montrer dans les prochaines semaines, ce à quoi peut te servir ta guitare, cher lecteur, si comme moi, tu as des moufles à la place des mains.

Enjoy! (ou apprécie! en français)


samedi 7 novembre 2009

La trilogie Millénium: noir c'est noir.


Mais il y a quand même de l'espoir.
Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit de critique de livre. Avec ce billet, je répare ce manquement.
La saga Millénium de Stieg Larsson, tout le monde connait. Ou bien, cher lecteur, tu as vécu dans un sous-marin pendant 1 an, à la limite chacun son truc, ça peut être marrant.
A vrai dire, j'ai envie de parler de la saga, c'est à dire 3 tomes, alors qu'en toute honnêteté, je n'en ai lu que 2. Oh le vilain Piou-piou, comment ose-t-il juger une œuvre s'il n'en a pas démêlé tous les mystères.

Eh bien justement, c'est en finissant le deuxième tome que me vient l'envie... de ne pas continuer. C'est pour cette raison que je veux émettre une critique, là maintenant, entre le fromage et le dessert, oui je suis comme ça.

A la lecture du premier livre, je trouvais vraiment l'intrigue intéressante, le caractère des personnages était très développé et on changeait un peu des codes classiques du genre avec des anti-héros torturés, faillibles et aux faiblesses nombreuses.
Au chapitre des défauts, je pourrais parler de la publicité omniprésente. Quel est l'intérêt d'écrire "Lisbeth Salander ouvrit son Apple Powerbook G4 avec disque dur Hitachi et mis sa machine à café Nespresso en route"? Je n'exagère presque pas! Avant d'être écrivain, Stieg Larsson fût sans doute un excellent VRP... Sincèrement, j'ai longtemps réfléchi à l'utilité de tant de marques dans un roman. Si je voulais jouer l'avocat du diable, je dirais que cela apporte réalisme précision et crédibilité. Bon en fait non, ce dédale de pubs est inutile et puis c'est tout!

Ce premier roman est noir, le titre de ce billet est tout à fait justifié (eh oui, la vie est bien faite!). Du sang, du sexe (pas forcément entre personnes consentantes...), de la chique et du mollard, âmes sensibles s'abstenir! Certaines scènes sont dures, voire dérangeantes, mais l'on reste dans le raisonnable et surtout, aussi choquantes soient ces scènes, elles apportent quelque chose à l'histoire.
La lecture fût donc un bon moment en somme et j'ai couru acheter le deuxième tome.
Mauvaise idée?
A dire vrai, oui.
L'histoire n'est pas passionnante, bien qu'on apprenne beaucoup sur la vie de Lisbeth. Une affaire d'état transformée en immense conspiration, qui tourne autour de la frêle personne de Lisbeth... mouais pas génial. A la limite, passe encore! Le problème c'est qu'on a l'impression que Larsson est déjà en panne d'idée...
Ah par contre du sexe, vous en aurez! Les délires lesbiens, ils nous servent à quoi sérieusement? Par moment, on se croirait dans un Houellebecq. En fait, on retrouve les mêmes écueils que dans le premier livre, mais en plus marqués. On accepte volontiers des moments, disons-le, moches avec de l'hémoglobine à tout va, mais quand c'est au service d'une bonne intrigue. Là, on s'ennuie ferme! Les derniers chapitres ont achevé le bouquin, et moi aussi ils m'ont achevé. Je déteste les fins envoyées au lance-pierre, en donnant artificiellement envie au lecteur de lire la suite. Monsieur l'éditeur, grrrrrrr!

Ah oui d'ailleurs, petite question à tous les lecteurs de Stieg Larsson, la fin du tome 2, vous aimez?
Attention SPOIL!!!!!! Avec une balle dans la tête et enterrée vivante, Lisbeth arrive a s'en sortir... j'ai le droit de trouver ça naze?

Mes amitiés, bande de lecteurs!

jeudi 5 novembre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 5: un accueil sans écueil

Je te promets, cher lecteur de France, de navare et... du Puy-en-Velay (pourquoi le Puy-en-Velay, je n'sais pas... mais on pense à eux!), un jour viendra, où je n'aurai plus rien à raconter sur le road trip (journal de bord du trip ici, et les précédents chapitres là (partie1, partie2, partie3, partie4))
Oui, courage! Encore quelques articles ennuyeux, dans le plus pur style piou-piouesque, et après c'est fini! A propos, on me demande encore pourquoi "Piou-piou"? Mais c'est mon vrai nom! J'ai pas le droit? Y'a bien des gens qui viennent du Puy-en-Velay!

Allez, le chapitre 5, le voici. Bonne lecture! Enfin bon courage quoi!


Nous ne sommes pas allés aux Etats-Unis au moment où nos deux pays présentaient le meilleur contact, loin de là. Il est vrai qu’avec l’ère « Obama-Sarkozy », les relations semblent s’améliorer. Amitié sincère ou de façade, là n’est pas le sujet de notre dossier. Quoi qu’il en soit, nous avons été surpris par l’excellent accueil à notre égard, nous n’en demandions pas tant. Nous avons suscité une certaine curiosité autour de nous, ce qui n’était pas des plus désagréables, loin s’en faut ! Des vacanciers retraités aux agents de sécurité en passant par les « teenagers » rencontrés au détour d’un fast food, on nous questionnait, on s’étonnait de voir trois jeunes français sur les routes US. Le point aussi que je voudrais soulever est en rapport avec une question qui revenait souvent : pourquoi des français aux Etats-Unis alors que nous sommes sensés être opposé à ce pays ? Cette interrogation peut paraître sommaire mais après tout, elle est assez légitime. Comme mentionné en introduction, les rapports franco-américains n’ont pas été au beau fixe ces dernières années. La réserve que l’on pouvait ressentir au début d’une conversation fût bien vite effacé, après quelques compliments bien pensés et surtout sincères.
Une remarque récurrente m’a aussi fait prendre conscience d’un fait. Vu les dimensions du pays, sa diversité culturelle et climatique, il est possible de beaucoup voyager, sans jamais quitter ses terres. C’est pourquoi, venir d’un pays relativement éloigné et traverser les Etats-Unis peut sembler atypique. Nous n’irons pas jusqu’à lier cela au caractère isolationniste des américains, qui remonte au siècle dernier et qui doit être plutôt marginalisé aujourd’hui, mais l’amalgame est tentant !
Pour finir sur ce sujet, il faut évoquer encore une raison possible pour laquelle un tel voyage peut susciter l’intérêt. Les conditions de travail y sont sûrement pour quelque chose. Au pays des libertés, les jours de vacances sont précieux (en général, l’américain moyen a deux fois moins de congés qu’un français), les ponts (une institution de par chez nous !) presque inexistant tout comme les jours fériés. Par conséquent, a-t-on tout simplement le temps de parcourir le monde ? Le système de santé est ce qu’il est… les congés maladies n’existent pas (du moins pas encore), le travailleur doit utiliser ses jours de congé s’il est malade. En conclusion, on peut estimer que notre société permet aux travailleurs d’avoir plus de loisirs et donc de voyager. Il est donc compréhensible que nous soyons pris pour des « OVNI », Ouf Voyageurs Non Identifiés…

dimanche 1 novembre 2009

11 septembre 2001: l'ultime débat.

Le 11 septembre 2001 fait toujours parlé de lui.
Alors sans entrer dans le débat conspirationnisto-officiello-bordélique, je poste cette n-ième vidéo qui traîte du sujet, en rapport à une émission diffusée sur France 2 la semaine dernière.
Je me garde bien de commenter ce qui suit, mais j'aimerais une chose: qu'on arrête d'insulter les gens qui se posent des questions et qu'on stoppe cet amalgame débile qui voudrait les rapprocher des négationistes (ah ben ça fait deux choses du coup, c'est comme à la cantine le vendredi soir, y'a du rab!). Chacun a le droit d'avoir des doutes, de s'intéresser à l'histoire et de comprendre les faits. Inutile de bafouer et de blâmer celui qui se veut peut-être un peu plus sceptique! Ca finit par être agaçant!




La Saintélyon 2009: le compte à rebours commence!

Je ne pensais pas que le post d'août dernier sur la Saintélyon serait lu par tant de gens. Vu la fréquence et l'origine géographique des visites, on comprend bien que la Saintélyon est une course connue, et cela partout en France!
J'en profite donc:
A tous les visiteurs de ce blog, participants de la Saintélyon ou simples curieux, je vous souhaite la bienvenu ici et une bonne préparation! Je vous invite également à faire part, en commentaire, de vos attentes, impressions ou expériences concernant cette course hors-norme! D'autant que ce sera le week-end des Lumières, arrivés à Lyon, le spectacle sera magique!
J'ajoute une vidéo trouvée sur Youtube, petit avant-goût, que dis-je, mise en bouche (en bon lyonnais d'adoption!) de la course!

Edit: nouveauté du parcours 2009 (directement tiré du site officiel)

[...]Grosse nouveauté avec un passage inédit dans le Vieux Lyon et dans le quartier d’Ainay. Certes, une ultime difficulté sera au programme (300 m à 15 %) [...] avec des vues sublimes sur Lyon en habits de fête [...] et final dans le parc de Gerland, mis en lumière cette année pour l’arrivée des coureurs. Au total : 68 km. Vous voilà prévenu.

Oui, nous voilà prévenu!


samedi 31 octobre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 4: Mais où est donc Orni Car?

Et c'est parti pour un quatrième chapitre!
Comme d'hab et au risque de devenir lourd (c'est s'il y a des nouveaux lecteurs, sait-on jamais), je rappelle que les trois précédentes parties sont ici, et là-bas et que le journal de bord, tenu en live pendant le trip et dans des conditions ubuesques (j'pense pouvoir taper pas mal de points au scrabble là!) avec les photos qui vont bien commence à peu près ici.
Au menu aujourd'hui, une courte tirade sur la voiture aux USA (voilà car... voiture... jeu de mots à 2 cents à faire pâlir patakraip, rire... seulement si vous avez pitié)
Voilà bonne lecture, profitez-en, la prochaine fois ce sera pire!


Reprocher aux Etats-Unis d’être un pays développé autour de la voiture peut être vu comme un faux procès. Avec ces grands espaces, pourrait-il en être autrement ? De si longues distances à parcourir, des villes très étendues, c’est une toute autre échelle pour les français que nous sommes.
En tout état de cause, le constat est clair : il est très difficile de se déplacer sans voiture. Dans les grandes villes, les transports en communs sont développés, mais la voiture s’impose hors agglomération, ou dans les moyennes et petites villes. Deux endroits remarquables sont ces villes et les parcs nationaux.
Tout d’abord, il est intéressant de noter la structure des petites villes. Pratiquement aucun moyen de circuler autrement qu’en voiture (des rues perpendiculaires à plusieurs voies avec pour croisement de grands carrefours), on doit bien vite oublier le côté pittoresque de nos bourgades européennes, toute proportion gardée bien entendu. L’agencement est donc assez triste à mon goût, tout est dans la perpendicularité et le parallélisme. Par le fait, on ressent bien que ce pays est jeune et qu’il s’est construit en peu de temps.
Les parcs nationaux ont été à ce sujet une grande surprise et surtout une énorme déception sur le plan personnel. Amoureux des grands espaces, où la nature reprend ses droits, j’ai été effrayé de constater que l’unique moyen de visiter la très grand majorité des parcs nationaux où nous avons été fut la voiture. Les parcs ressemblaient plus à des parcs d’attractions, où le visiteur doit suivre une unique route et s’arrêter aux « overlooks », pour contempler le point de vu, que tout le monde avant vous aura déjà vu… à part le Grand Canyon où, topographie oblige, l’on doit descendre à pied.
Après tout, il est difficile de croire à une utilisation plus modérée de la voiture du particulier. Le pays est construit ainsi. La solution est donc sûrement d’insérer rapidement des automobiles plus propres et moins consommatrices d’énergie fossile. Des chiffres circulent et vont dans ce sens : un investissement considérable, 24 milliards de dollars, serait fait dans les batteries et la voiture électrique au cours des prochaines années.

jeudi 29 octobre 2009

Le "copié-collé" du président Sarkozy

Je ne peux m'empêcher de relayer l'info insolite du jour: avant-hier mardi 27 octobre à Poligny, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours fortement inspiré d'un autre, celui-là exprimé le 19 février dernier à Daumeray. Yann Barthès montre les similitudes dans son "Petit Journal", avec la pointe d'humour qui a fait sa notoriété!
Mais regardez plutôt!



mardi 27 octobre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 3: l’Amérique et l’écologie, prise de conscience ou mariage forcé ?

Troisième volet de ce retour sur ces terres outre-Atlantique, nous allons cette fois dessiner quelques traits particuliers du visage américain vis-à-vis de la protection de l'environnement.
Les deux précédents chapitres sont accessibles ici et .

« L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. »

(Blaise Pascal)


Ce sujet est épineux. Notre sentiment fut assez mitigé. La population ne parait pas responsable face aux enjeux, nous n’avons pas noté d’efforts notoires pour consommer moins ou mieux. A l’heure où les grandes puissances sont sensées se mettre au diapason pour trouver des solutions pour freiner le réchauffement climatique, les Etats-Unis ne semblent pas réagir efficacement à l’enjeu. A vrai dire les actions, quand action il y a, paraissent ponctuelles : à la fois limitées et disproportionnées. Une contradiction toute américaine…

Le comportement des américains face aux enjeux écologiques nous a paru encore très perfectible. On est en droit de se demander s’ils ont pris conscience de l’urgence de la situation pour inverser la tendance et ne pas dérégler dangereusement le climat et les écosystèmes. Un exemple parmi tant d’autres et sur lequel une économie monumentale d’énergie pourrait être faite : l’utilisation de l’air climatisée.
En juillet-août, inutile de dire qu’il a fait très chaud. De plus, dans l’est américain, le climat est très humide d’où le ressentit d’une chaleur pesante et étouffante. Dans les commerces, restaurants ou cafés, s’amassent les gens pour trouver un peu d’air frais. Mais quelle fraîcheur ! Personnellement, je n’ai jamais vu cela en France. Ces commerces en tout genre sont littéralement frigorifiant, la température y est extrêmement basse par rapport à celle extérieur. Qui plus est, il est incroyable de constater que cela n’offusque personne, l’américain étant sans doute habitué aux changements brutaux de température avec un delta de 20°C. En bon touriste, nous en devenions presque malades et nous avons eu l’occasion d’en discuter avec d’autres touristes français, ces derniers nous ayant fait part de la même sensation, preuve que cette façon de se protéger des fortes chaleurs n’est pas habituelle pour les européens. Etant donné que nous avons retrouvé cet air climatisé ridiculement froid dans toutes les villes que nous avons traversé, d’est en ouest, nous pouvons affirmer que ce comportement n’est pas marginal et par le fait, induit un coût énergétique colossal.

En introduction, nous parlions des mesures pour le moins pâles que prennent les pouvoirs politiques américains. Citons encore un exemple concret, lors de notre arrivée à San Francisco en Californie, le paysage qui nous a accueillis fut un champ immense d’éoliennes. En avons-nous vu ailleurs lors de notre traversée ? La réponse est non, pourtant le vent est rarement aux abonnées absents. Coup marketing du gouverneur de Californie, ou véritable prise de conscience écologique? Nos jeux sont faits… (A propos de jeux, je ne parle pas encore de Las Vegas, le paroxysme de la consommation énergétique. Peut-être le sujet d'un prochain chapitre...)

Cette scène est contradictoire et en est devenu presque ridicule. Ce champ d’éoliennes bordait l’autoroute où nous roulions, un flux continu de véhicules sur quatre voies minimum (pour un sens de circulation !). L’avantage dans cette situation est que nous pouvions profiter du paysage quand nous étions à l’arrêt dans les bouchons… En tout état de cause, utiliser des nouvelles formes d’énergies est en soit une bonne chose, ou plutôt une nécessité. Cependant, il serait bien plus judicieux de valoriser d’autres moyens de locomotions et privilégier les automobiles plus économes. Ce sujet sera traité dans un prochain chapitre, mais l’on pourra d’ors et déjà faire une remarque pour ne pas faire état d’un tableau trop sombre.

Le covoiturage est encouragé et la France pourrait s’en inspirer. En effet, l’idée est très simple : les péages pour traverser les ponts où pour emprunter une autoroute sont parfois gratuits pour les voitures contenant un ou plusieurs passagers. Des voies prioritaires sont même réservées pour ces mêmes véhicules. Quand on connait la circulation très dense aux Etats-Unis, cette mesure peut être intéressante. Une bonne idée, soit, en est-elle pour autant efficace ?

mercredi 21 octobre 2009

Grève SNCF, le train-train quotidien.


Les retards et autres ennuis dûs aux grèves de nos chers cheminots sont le lot quotidien de moultes usagés.
Les acteurs en question voudraient sans doute avoir plus de considération de notre part.
Mesdames et messieurs les grévistes, je vous l'affirme haut et fort, devant l'internet tout entier:

Jamais, au grand jamais, vous n'aurez notre soutien!

Le lecteur, surpris par tant d'animosité, s'offusquera peut-être, me rétorquant avec coeur que le seul moyen d'avoir du poids face au patronat est de geler le traffic. Biensûr, biensûr...
Mais, vous rendez vous compte des désagréments que vous occasionnez? Comment comprendre des mouvements sociaux qui se répètent tous les mois? Prendre l'usagé en otage, voilà une bien valeureuse mission!
Egoïste comme je suis, je n'ai jamais vraiment clâmé mon désamour de la SNCF, car les grèves ne m'ont jamais atteint. Hélas, je dois aujourd'hui me ranger du côté des anti-grèves.
Ce 21 octobre, c'était un de ces jours où l'expression "mouvements sociaux" vous irrite, un de ces jours où le transport n'est pas un souhait, mais une nécéssité, un de ces jours où le "service public" devrait jouer son rôle.

Ainsi, j'ai dû annulé un entretien important.
Le cheminot se soucie de ses conditions de travail, c'est louable. Et qu'en est-il de l'étudiant en recherche de travail? La différence entre le premier et le second, je vais vous le dire: le premier a un job, une sécurité de l'emploi et un régime spécial, tandis que le deuxième n'a que ses yeux pour pleurer.

Continuez ainsi amis cheminots, continuez!
Mais ne comptez pas sur nous pour encourager vos actions!
A bon entendeur,
salut.

jeudi 15 octobre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 2: La Nouvelle Orléans ou renaître après l'enfer

La Nouvelle Orléans portera longtemps les marques de l'ouragan Katrina. C’était en août 2005. Tous les habitants de cette ville s’en souviennent, ou plutôt tous les survivants qui n’ont pu partir. Ce fût une catastrophe sans précédent pour la Louisiane. Une région dévastée, une économie à genou, plus d’un millier de morts… Les faits sont tragiques. Nous voulions absolument visiter ce lieu, jadis paradis touristique, qui tente aujourd’hui de survivre à l’enfer.
Récit d’une étape étrange, histoire d’une ville tournée vers le futur mais marquée par son passé.

Sur les routes de Louisiane, nous avions prévu d’arriver à destination vers la mi-journée. Le climat, fort capricieux, nous a mis dans l’ambiance. En effet, nous avons essuyé deux tempêtes relativement puissantes. Le panneau « Welcome to New-Orleans » au premier plan, la foudre déchirant un ciel noir et menaçant au second: le décor était planté…

« Oublions le passé, célébrons l’avenir »

Arrivés au centre-ville, proche du « Vieux Carré » (le poumon touristique, qui avait été relativement épargné il y a quatre ans), l’orage était passé, nous pouvions commencer notre visite. Au cours de cette journée, nous avons pu voir les deux visages de La Nouvelle Orléans. Les commerçants du « Vieux Carré » essaient tant bien que mal de relancer l’économie locale, d’attirer à nouveau les touristes qui venaient si nombreux auparavant. Dans les rues, une cacophonie jouissive nous envoute, dans les bars, des concerts de rock ou de jazz entretiennent une ambiance festive, presque insouciante. « Oublions le passé, célébrons l’avenir » a-t-on l’impression d’entendre. Oublier est la seule solution pour vivre à nouveau.
Il faut le savoir, plus de la moitié des habitants ont fuit à cause de Katrina, et ne sont jamais revenus ! Réécrire l’histoire ou jeter l’opprobre sur les acteurs de l’époque n’est pas le propos de ce dossier. On connaît les manquements du gouvernement et le retard évident des secours. Pourtant, dans un si grand pays, bien que fédéral, avec des climats si disparates, l’organisation en cas de catastrophe naturelle est sans aucun doute plus compliquée qu’en France par exemple. Fermons cette parenthèse.
C’est en se promenant dans d’autres quartiers que l’on a le sentiment d’être dans une ville fantôme. Des immeubles déserts, abandonnés, des quartiers détruits, l’apocalypse a bien eu lieu. Cette désolation tranche littéralement avec le centre touristique et elle fait froid dans le dos. Difficilement imaginable pour nous en France, les Etats-Unis peuvent accoucher de villes abandonnées.

Que reste-t-il de cette journée ? L’impression que la toute puissante Amérique peut être bien fragile. La population de La Nouvelle Orléans, en grande majorité noire et pauvre, a été livrée à elle-même. Cette tragédie transpire les inégalités riches-pauvres, une nouvelle fois…

samedi 10 octobre 2009

Road Trip aux USA, réflexions partie 1: une Amérique à deux vitesses

25 juillet 2009, 13h, aéroport de Roissy Charles de Gaulle.
Nous partions pour un road-trip de New-York à San Francisco (que vous pouvez revivre en lisant mon journal de bord, tenu au jour le jour).
La route allait être longue.
Mais la distance qui nous séparait de notre but n'avait d'égal que la richesse d'une telle expérience.

De ce voyage, il reste des images, des souvenirs, des impressions, des valeurs... que nous nous devons de ne pas laisser tomber dans l'oubli.
Premier post d'une série que l'on espère longue, ce qui suit constitue une réflexion sur cette Amérique aux multiples facettes, si grande et si contrastée. Bonne lecture!


« L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières ».
(Woody Allen)

Aux Etats-Unis, la pauvreté, qui touche une grande partie de la population, côtoie dans la plus grande simplicité, la richesse et l’abondance. L’Amérique nous a montré ses inégalités et ses disparités, autant de stigmates d’une époque qui ne laisse pas de chance aux revenus modestes.

D’un point de vue protection social, les Etats-Unis ont un retard conséquent par rapport à l’Europe. C’est pour cette même raison que le système de santé est remis en question par le gouvernement aujourd’hui. On remarquera d’ailleurs la forte opposition rencontrée et les difficultés de réformer, preuve que les mentalités ne sont pas encore prêtes à basculer dans une nouvelle ère. Cette « Amérique à deux vitesses » est palpable, par exemple dans les villes. Ces dernières sont le théâtre de scènes presque irréalistes dont nous étions les spectateurs. Au détour d’une rue, on peut passer d’un quartier pauvre, où règne une atmosphère presque malsaine, à un quartier résidentiel où les taxis ont remplacées les voitures de police. Un contraste édifiant ! En Europe, on parle très rarement de « ghetto », terme trop péjoratif, le rendant inapproprié à bien des situations. Dans une ville comme New-York ou Atlanta, pour ne citer que celles-ci, ce mot prend toute sa dimension. Il est impossible de rester indifférent face à l’extravagance blanche de Manhattan, jouxtant la misère noire de Harlem. Ce pays est le symbole du « melting pot »… vous avez dit mixité ?

En dehors des villes, un message fort a été à n’en pas douter la situation des populations indiennes en Amérique Centrale. Loin des mégalopoles, loin de l’allégresse, en route vers « Monument Valley » à la frontière entre l’Arizona et l’Utah, nous avons rencontré les indiens navajos qui possèdent ce parc national. Cette population ne vit que grâce au tourisme et aux ventes de pendentifs sur le bord des routes. Ils sont américains et pourtant… Pourtant ils sont très marginalisés, reclus dans ces immenses espaces désertiques. On a du mal à s’imaginer les indiens navajos se rassembler sous le drapeau aux 50 étoiles. Sont-ils habités par un quelconque sentiment patriotique ? On est en droit d’en douter…

vendredi 9 octobre 2009

TV sur PC: connaissez-vous Zattoo?


Zattoo est un logiciel de TV on PC, qui peut mériter le détour.
D'ailleurs, les téléchargements semblent être sensiblement à la hausse, vu qu'il est devenu payant... du moins en parti.
A vrai dire, soyons honnête cher télé-lecteur, si tu cherches à regarder France2 pour un petit JT ou un bon reportage de temps en temps, Zattoo est fait pour toi. Sinon... eh bien ça peut toujours être fait pour toi, mais il faudra débourser une certaine somme, ou une somme certaine.


Mais, si l'on n'est pas tv addict et que l'on souhaite juste profiter ponctuellement du service public, pour d'autres programmes que les journaux télévisés (qui eux sont visionables sur le site de france télé en direct), Zattoo peut-être d'un intérêt non négligeable.

A noter que ce programme est disponible dans plusieurs pays européens et les conditions d'utilisation varient en fonction du pays: en d'autres termes, si tu regardes depuis la Suisse, tu auras accès aux chaînes suisses et cela totalement gratuitement.
Plus d'infos sur Zattoo.com